Publié par le 24 mar, 2013 sous SANTÉ |

venin_abeille

Par Tuan Nguyen http://www.smartplanet.fr/

Une étude américaine montre qu’associée à des acides et d’autres toxines, la protéine du venin d’abeille détruit le virus du sida. Cette découverte pourrait aboutir à un gel vaginal contre la contagion.

Le rôle vital des abeilles dans la chaîne alimentaire, par la pollinisation des plantes, est bien connu. Mais des scientifiques viennent de découvrir qu’elles peuvent aussi être une arme puissante pour lutter contre une des maladies les plus mortelles.

Une étude menée par des chercheurs de l’école de médecine de l’université Washington, à Saint-Louis (Missouri) a révélé que le venin d’abeille, un cocktail d’acides, de dopamine et d’autres toxines peuvent détruire en toute sécurité le virus du sida. Cette découverte pourrait aboutir à un gel vaginal qui empêche la transmission du virus, ainsi qu’à d’autres traitements potentiels. Les détails de l’étude peuvent être trouvés dans le dernier numéro de Antiviral Therapy.

Les chercheurs savaient qu’une protéine appelée mélittine – qui provoque l’inflammation et la douleur associées aux piqûres d’abeille – possède des vertus anti-microbiennes et anti-fongiques. Pour tester son effet sur les virus, ils ont lié la toxine à des nanoparticules destinées à empêcher que les cellules normales soient affectées.

Tandis que la mélittine a percé des trous dans la membrane protectrice qui entoure le virus, les pare-chocs protecteurs de la surface des nanoparticules l’ont empêchée d’être au contact et d’affecter les cellules normales.

Selon le chercheur Joshua L. Hood, un avantage de cette approche est que la nanoparticule attaque directement une partie essentielle de la structure du virus. La plupart des médicaments anti-VIH agissent en inhibant la capacité du virus à se répliquer une fois transmis, mais ils n’arrêtent pas l’infection initiale et peuvent même conduire à une résistance aux médicaments.

« Nous nous attaquons à une propriété physique inhérente au VIH », explique Hood. « En théorie, il n’y a aucun moyen pour le virus de s’adapter à ça. Le virus doit avoir une revêtement protecteur, une membrane à double couche qui recouvre le virus. »

Les nanoparticules sont faciles à fabriquer en quantité suffisante pour de futurs essais cliniques. « Notre espoir, ajoute le chercheur, c’est que dans les endroits où le sida sévit, les gens utilisent ce gel comme moyen préventif d’empêcher l’infection initiale. »

Source: http://www.smartplanet.fr/
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